Sauvée de la déchetterie, très dégradée, elle n’avait plus de cordes ni de sillet.
J’ai entrepris de lui redonner une vie, ça me faisait de la peine de voir une Fender partir en destruction…
La table était très abîmée, le vernis bien entamé et même un choc important avait enfoncé une partie sur l’angle de l’éclisse.
Avant de me lancer, j’ai bien vérifié que les renforts intérieurs n’étaient pas décollés. Je n’aurai pas les capacités nécessaires pour une réparation de cette ampleur.
Mon travail se bornerait à décaper complètement la table pour essayer de faire disparaitre les impacts, nettoyer et poncer la touche, ainsi que les frettes très oxydées.
Pour l’électronique, j’ai tenté de réparer le préampli, mais les potentiomètres étaient hors d’usage malgré un bon nettoyage, et des dégradations importantes du circuit imprimé m’ont orienté vers un remplacement pur et simple du préampli.
Il me fallait aussi ajouter un sillet, qui était manquant.
Les photos suivantes montrent les différents défauts lors de l’acquisition.
Soin de la table d’harmonie :
Une fois le vernis de la table entièrement décapé, j’ai procédé à une finition huilée, comme je l’avais fait lors de mon stage de lutherie pour une autre guitare. C’est très facile à faire, il suffit de préparer le support avec un ponçage soigné (jusqu’à grain de 420) puis de passer l’huile Rubio® Monocoat® avec un papier absorbant. Laisser sécher une nuit, une seule couche suffit !
Pour la touche du manche :
Après un sérieux décrassage, puis un ponçage progressif aux grains de 120 – 240 – 420, j’ai simplement passé une huile spéciale pour nourrir le bois.
l'aspect final :






