Une pédale de saturation (Overdrive !)
la petite dernière, le « chaînon manquant » entre les différentes distorsion et fuzz
Le schéma de départ date des années ’80, publié dans la revue LED.
À partir des 9 v de la pile, l’alimentation symétrique était obtenue par avec un amplificateur opérationnel monté en suiveur.
La commutation était confiée à 2 circuits intégrés.
La liste des composants
Le premier étage permet d’adapter l’impédance et d’amplifier fortement le signal pour obtenir une saturation de l’amplificateur opérationnel IC 4a. Le gain est réglable par P1, ce qui permet de varier le taux de sturation de cet étage.
Le deuxième étage consiste à écrêter le signal, en plaçant dans la contre-réaction de IC 4b une classique paire de diodes montées « tête-bêche ». Un filtrage variable grâce à P2 permet d’accentuer ou non la « brillance » du signal. La sortie est atténuée plus ou moins par P3.
Modifications :
(voir schéma ci-dessous)
- Adaptations dans le but de réduire l’encombrement du circuit et faire tenir l’ensemble dans un boîtier 1590B. J’ai simplifié pour cela l’alimentation et la commutation :
– Suppression du symétriseur d’alimentation, remplacé par un pont diviseur de tension (2 résistances R- et R+) qui crée un point milieu, pour polariser les amplificateurs opérationnels. Ce niveau +4,5v est stabilisé par C6, condensateur de 10 µF.
– Suppression du système de commutation numérique qui nécessitait 2 circuits intégrés. Remplacement par un classique « footswitch » 3PDT. Voir le câblage de ce triple commutateur dans ma page dédiée aux généralités sur les pédales d’effets.
2. Améliorations minimes :
– augmentation des valeurs de résistances dans l’étage d’entrée pour diminuer la consommation (P1 – R3 – R4).
– accentuation de la différence de « brillance » entre position mini et maxi. Ceci est obtenu en diminuant R5 et R6.
– le potentiomètre de sortie est référencé à la masse et non-plus au point milieu, à travers un condensateur de 10 µF.
Première étape :
Dessiner le plan du circuit imprimé
le plan d’implantation des composants et le typon du circuit, côté cuivre. Peu de composants, pas de soucis pour les placer sur la carte.
Deuxième étape :
Fabriquer le circuit imprimé
(voir mon article sur le processus de fabrication de mes circuits imprimés de manière très artisanale, à faible coût mais très efficace !)
Imprimer le typon sur un transparent, insoler, révéler, graver, percer.
Troisième étape :
Souder les composants, les câbles ; mettre en boîtier
consulter cette page pour voir comment câbler cette pédale en « True By-Pass ».
Un circuit peu encombrant. Les pattes des potentiomètres sont réalisées en fils rigides ce qui maintient proprement la plaque de circuit.
le câblage de l’alimentation et de la commutation est dans les règles de l’art comme indiqué dans mon article dédié aux pédales d’effets.
Utilisation
Une assez grande excursion du réglage de brillance, combiné au réglage de taux de saturation autorise des sons à peine saturés, plutôt crunch, à une saturation plus franche avec des graves bien gras ou des aigus cristallins.
Le réglage de volume permet d’ajuster le niveau du signal saturé par rapport au niveau « clean » lorsqu’on agit sur le bouton au pied.
Conclusion
Vous voulez vous lancer dans la fabrication de cette pédale d’effet ? N’hésitez pas à me poser vos questions ou vos remarques en commentaire !


