12. Sat+ : Pédale de saturation multi-réglable

Table des matières

Un schéma inédit 

pour cette saturation (très !) ajustable.

Cette pédale permet un écrêtage gradué à 4 niveaux et un réglage de tonalité  significatif. le gain est réglable dans de grandes proportions. le tout offre une assez vaste plage d’utilisation, selon le style et le jeu de chacun.

J’ai conçu ce schéma en adaptant diverses sources. 

Sélection d’1 parmi 4 condensateurs, correspondant à une atténuation plus ou moins grande des graves. Le niveau d’écrêtage est aussi modifiable, avec 1, 2 ou 3 diodes, avec en plus la possibilité de passer de l’écrêtage symétrique à un écrêtage asymétrique, donnant un son plus « sale » avec l’introduction d’harmoniques impaires.

Principe de fonctionnement

La guitare attaque directement l’entrée + de l’amplificateur opérationnel, qui peut être un simple LM741 à défaut de LF357.

Le réglage de gain de celui-ci est obtenu par la formule classique : 

Amplification en tension : A =1+(R3/R2+P1). Mon choix de composant produit une plage d’environ 6,5 à 34, soit un gain de 15 dB à 30 dB. Ce choix est personnel, on peut augmenter le gain en diminuant P1 ou R2, ou inversement le diminuer.

Pour modifier la tonalité, j’ai opté pour une commutation de 4 capacités de 2,2 nF à 330 nF, la première diminuant fortement les graves pour ne laisser passer que les aigus. En augmentant progressivement la capcité connectée, on obtient une gamme assez progressive jusqu’à un boost important des graves, donnant un son adapté aux « power chords » chers aux métalleux.

dans la boucle de contre-réaction, l’introduction de plus ou moins de diodes écrête le signal de sortie, produisant des harmoniques. Harmoniques paires avec des diodes identiques montées « tête-bêche » en parallèle, et on peut ajouter des harmoniques impaires avec des diodes uniquement dans un seul sens. 

l’écrêtage a lieu à partir de 0,3v (position 1) avec les diodes BAT43 (Shottky), et on ajoute 0,7v en position 2, et encore 0,7 v supplémentaires en position 3. Ainsi, le signal ne sera écrêté que s’il est suffisamment fort (1,7v) comme lorsqu’on sature un ampli à lampes. ici encore, on peut essyer d’autres combinaisons avec uniquement des diodes silicium (0,7v), ou au contraire des schottky (0,3v) des diodes au germanium (0,2) ou m^mee des LEDs (1,5 à 2) et toute autre combinaison est possibl, c’est à votre oreille de décider !

la position 0 déconnnecte les diodes, donc supprime l’écrêtage. 

le commutateur « sym/asym » connecte en anti-parallèle ou déconnecte l’autre série de diodes, pour un écrêtage plus ou moins agressif.

Le potentiomètre de volume (P2) permet d’ajuster le niveau de sortie.

Fabrication !

 quiPremière étape :

Dessiner le plan du circuit imprimé 

le plan d’implantation des composants et le typon du circuit, côté cuivre.

J’ai utilisé 2 plaquettes de circuit imprimé pour réduire le nombre de fils et faciliter le câblage. à noter, l’utilisation de 2 commutateurs rotatifs miniatures, dont j’ignorais l’existance et que j’ai trouvés chez un fournisseur en ligne.

Deuxième étape :

Fabriquer le circuit imprimé 

(voir mon article sur le processus de fabrication de mes circuits imprimés de manière très artisanale, à faible coût mais très  efficace !)

Imprimer le typon sur un transparent, insoler, révéler, graver, percer.

Troisième étape :

Souder les composants, les câbles ; mettre en  boîtier 

consulter cette page pour voir comment câbler cette pédale en « True By-Pass ».

Comme à chaque fois, un rectangle de mousse aux dimensions du circuit isole ce dernier de la masse métallique du boîtier.

le câblage de l’alimentation et de la commutation est fait comme indiqué dans mon article dédié aux pédales d’effets.

le typon de la façade (à gauche) et le dessin de l’aspect final (à droite)

Utilisation  

Une grande variété de sons possibles, selon les réglages du gain, de tonalité et des niveaux d’écrêtage (clipping). Le fait de diminuer le « clipping » permet un son qui n’est écrêté qu’à fort volume, comme sur un ampli à lampes qui entre en saturation. Inversement, abaisser le nombre de diodes de clipping permet d’entrer immédiatement en écrêtage et le son entre alors très vite en saturation, surtout en position « asymétrique ». tout ceci peut être modulé par le réglage du gain.

Le réglage de tonalité au maxi permet une coupure assez franche des graves pour un jeu funky, et le mini est bien adapté aux power chords du hard rock et autres.

La variation de gain est très significative entre le maximum (30 dB) et le minimum (10 dB).

Le réglage de volume est indispensable pour ajuster le niveau du signal qui varie assez fortement selon les réglages.

Conclusion

Vous voulez vous lancer dans la fabrication de cette pédale d’effet ? N’hésitez pas à me poser vos questions ou vos remarques en commentaire !

Si cette pédale (ou une autre !) vous intéresse, je peux la fabriquer pour vous et vous la fournir entièrement prête à l’emploi, pour une quarantaine d’euros. Laissez-moi un message en commentaire au bas de cette page !

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