13. Gouv’neur : un clone de la mythique « amp in a box » de Marshall

Table des matières

Un clone exact de la mythique pédale  « The Guv’nor » de Marshall 

le schéma est celui d’origine, adapté dans un boîtier standard. Si le prix de revient a considérablement fondu, le son, lui, est bien au rendez-vous !

Le schéma exact de la très célèbre « The Guv »nor ». On peut le trouver, par exemple, sur le site ElectroSmash.com

Brève analyse du schéma

(pour plus de détails, voir le site ElectroSmash.com)

[Input Stage]

La guitare attaque l’entrée + de l’amplificateur opérationnel TL072, monté en amplificateur non-inverseur, dont le gain est donné par la formule :

  • Amplification en tension : Av = 1+(VR1/R3).

Voyons les valeurs extrêmes :

  • Av(min) = 1+(0/2,2k) = 1 (0dB)

Quand le potentiomètre est à zéro, le signal reste au niveau de l’entrée.

  • Av(max) = 1+(100 k/2,2k) = 46,45 (33,33dB)

Quand le potentiomètre est au maximum, le gain est déjà très élevé, mais il va encore augmenter dans l’étage suivant !

[Clipping Stage]

Cette fois-ci, c’est une configuration inverseuse de l’amplificateur opérationnel qui est utilisée. 

Amplification en tension : Av = -(R5/R4) = – (680k/10k) = – 68 (35dB).

Le gain total est considérable, puisqu’il se monte à 70dB avec les 33 dB de l’étage d’entrée + 35 dB de l’étage d’écrêtage.

Suite à cette amplification, on trouve un écrêtage obtenu par 2 LED rouges montées « tête-bêche », typiquement Marshall, ce qui contribue largement à donner à cette pédale sa sonorité spécifique.

[Tone Control]

Un « plus » évident sur cette pédale, le contrôle de tonalité est possible sur les 3 bandes grave-medium-aigu, avec cette particularité que les réglages sont interdépendants. Cette configuration permet d’obtenir une gamme très étendue de sons en sortie.

[Power Supply]

l’alimentation est minimaliste : juste un pont diviseur par 2 pour la polarisation du TL072, stabilisé par un condensateur de 10µF. Je n’ai pas retenu le clip pour une pile interne, mais le boîtier 1590BB est assez spacieux pour en accueillir une, si le cœur vous en dit !

Modifications

Aucune modification dans le schéma ni les composants. Par rapport à la pédale commercialisée par Marshall, j’ai choisi de procéder à quelques adaptations minimes :

  • Suppression de la boucle départ-retour, qui ne me paraissait pas utile.
  • Remplacement de la commutation d’effet proposé par Marshall par un true by-pass habituel. Ceci a permis de supprimer une petite poignée composants.
Fabrication !

Première étape :

Dessiner le plan du circuit imprimé 

J’ai utilisé exactement le même schéma que celui d’origine avec les valeurs exactes des composants – on ne change pas une équipe qui gagne ! –  et j’ai adapté le circuit imprimé pour mon format de boîtier 1590BB. Avec 5 potentiomètres, je me suis dit que deux petits circuits imprimés intégrant les potentiomètres serait une solution simple et pratique, limitant au maximum le câblage.

Comme on peut le voir, R12, D3, C5 et 2PDT ont disparu en raison de mon choix du true by-pass.

Voici les plans d’implantation des composants et les typons des deux circuits, côté cuivre.

Deuxième étape :

Fabriquer le circuit imprimé 

(voir mon article sur le processus de fabrication de mes circuits imprimés de manière très artisanale, à faible coût mais très  efficace !)

Imprimer le typon sur un transparent, insoler, révéler, graver, percer.

Troisième étape :

Souder les composants, les câbles ; mettre en  boîtier 

consulter cette page pour voir comment câbler cette pédale en « True By-Pass ».

Le câblage est réduit au minimum, limité à celui de l’alimentation et celui de la commutation. Voir ces câblage dans mon article dédié aux pédales d’effets.

le typon de la façade, à imprimer sur un film autocollant puis coller sur le boîtier 15900BB.

Utilisation  

Dès le premier branchement, on retrouve le son de l’originale, ou plutôt les sons, étant donné la très large palette possible selon les positions des 5 potentiomètres, plus celui de la guitare. Du son clair avec un peu de crunch – ou pas du tout – à la distorsion la plus sale, en passant par d’infinies nuances étonnantes de tonalités graves ou suraiguës, le spectre est impressionnant. 

Remarque : étrangement, le potentiomètre de grave semble fonctionner à l’envers. Le tourner à fond vers la gauche fait ressortir des graves, inaudibles dans la position inverse.

Ici encore, le réglage de volume est indispensable pour ajuster le niveau du signal qui varie très fortement selon les autres réglages.

Conclusion

Vous voulez vous lancer dans la fabrication de cette pédale d’effet ? N’hésitez pas à me poser vos questions ou vos remarques en commentaire !

Si cette pédale (ou une autre !) vous intéresse, je peux la fabriquer pour vous et vous la fournir entièrement prête à l’emploi, pour une quarantaine d’euros. Laissez-moi un message en commentaire au bas de cette page !

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