Le même schéma que le modèle de MXR, avec en plus la possibilité de doser la profondeur de l’effet. Et de visualiser la fréquence de la phase.
Une amélioration qui me semblait nécessaire, et qui manquait sur cette célèbre pédale des années 70.
Le schéma d’origine
L’effet de phasing de la MXR Phase 90 est produit par 4 cellules J-FET + AOP enchaînées, apportant un déphasage du signal de 90 degrés. La version MXR Phase 45 utilise le même schéma avec seulement 2 cellules de déphasage.
Fonctionnement
Un tampon d’entrée (buffer) ajuste le signal (niveau et impédance) pour qu’il puisse attaquer correctement les cellules de déphasage. Le signal sortant de chaque amplificateur opérationnel est déphasé par rapport à son entrée d’une valeur qui dépend de la résistance présente sur son entrée non-inverseuse. On procède à une variation cyclique de cette résistance au moyen d’un transistor J-FET dont la tension de grille est modulée par un LFO (oscillateur basse fréquence). Le même traitement est appliqué sur les 4 grilles, ainsi les déphasages successifs s’additionnent en fin de chaîne.
Le signal déphasé sortant est ajouté à travers R8 à celui d’entrée (provenant de R16) par l’étage construit autour du transistor Q1, qui abaisse également l’impédance de sortie au format requis.
Modifications, adaptation.
Je trouvais que l’effet de phasing était souvent trop marqué dans certains morceaux, je souhaitais pouvoir le modérer. D’autre part, il me semblait utile de visualiser la fréquence du LFO pour pouvoir l’ajuster dans une ambiance bruyante.
La modification a consisté à ajouter un potentiomètre à la sortie du réglage de « bias », en scindant en deux la résistance R20 de 1MΩ. La moitié reste fixe, l’autre moitié est variable, ce qui modifie la profondeur de l’effet du LFO sur l’ensemble des cellules.
J’ai aussi diminué la résistance qui fixe la fréquence du LFO, que je trouvais vraiment trop lente pour un phaser dans le premier tiers de réglage de la vitesse.
Pour visualiser la fréquence du LFO, j’ai simplement ajouté à sa sortie une LED dont le courant est limité par une résistance.
Le schéma définitif
Je ne reprends ici que les parties modifiées : le potentiomètre de réglage du taux d’effet (P2) et la Led de visualisation. Pour ce qui concerne l’abaissement de la valeur de P1, j’ai ajouté simplement une résistance (R36) en parallèle.
Exceptionnellement, je n’ai pas fabriqué moi-même le circuit imprimé, n’étant pas équipé pour un circuit double-face, nécessaire ici pour que l’ensemble tienne dans un boîtier 1590B.
Réaliser le boîtier,
Souder les composants, les câbles ; mettre en boîtier
Un peu plus que « Phase 90 » ? « Phase 91 » alors !
L’emplacement des éléments reste dans le format habituel.
Le bouton unique du modèle MXR est complété par celui qui règle la profondeur de l’effet, et une LED centrale qui s’allume au rythme du cycle de phase.
Dernière étape :
Tester le fonctionnement
le phaseur réagit comme souhaité, pas de surprise. La LED qui bat au rythme du cycle de déphasage apporte vraiment un plus à mon goût, et le réglage de profondeur permet d’atténuer l’effet qui peut parfois être un peu excessif sur le modèle original.
Conclusion
Vous voulez vous lancer dans la fabrication de cette pédale d’effet ? N’hésitez pas à me poser vos questions ou vos remarques en commentaire !


